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Bruno Delcampe, parrain...

 BrunoD


« Il faut prendre les enfants et les adolescents comme ils sont, et pour ce qu’ils sont : des êtres humains en devenir, avec des richesses enfouies en eux, qui ne savent pas toujours de quoi ils sont capables »

Bruno DELCAMPE, Parrain de mini-entreprises depuis 2012. SOS Entrepreneurs et fondation « Entrepreneurs en détresse », Membre du réseau Entreprendre, Edhec Alumi

 

Chef d’entreprise issu du plein cœur de la crise en 2008, Bruno Delcampe a vécu de près l’épreuve économique qui a touché de nombreux entrepreneurs. Une année plus tard, fort de cette expérience, il décide de fonder « Entrepreneurs en détresse », plateforme d’écoute et d’accompagnement des chefs d’entreprise en difficulté. Assistant les entrepreneurs 24h/24, la structure accompagne les petites et moyennes entreprises, dans le but de les aider à se maintenir à flot, de recréer de la richesse et ainsi, de continuer à développer l’emploi dans sa région.

Particulièrement sensible à développer l’esprit d’entreprendre (et de réussir !), il s’est donc très spontanément engagé auprès d’Entreprendre pour Apprendre et de ses mini-entrepreneurs.

 

Comment vivez-vous l’accompagnement des élèves sur l’expérience des mini-entreprises ?

Le point fort de ce programme, c’est que les élèves ont l’occasion de sortir du système académique pour pouvoir exprimer leur talent hors du cadre habituel.

L’avantage d’être parrain, c’est justement cette occasion de s’adresser aux élèves plus personnellement, avec l’enjeu de trouver en eux les ressources qui pourront les mener vers la réussite.

Je peux observer, au fil des accompagnements, une maturation collective impressionnante ! Mon plus grand plaisir est de voir grandir les moins motivés au fur et à mesure que le programme avance.

Quels sont selon vous les points positifs que retirent les élèves de cette expérience ? Et vous ?

Certains élèves en situation d’échec scolaire sortent de leur « étiquette » pour aller chercher des compétences, en se projetant dans un système où ils doivent mettre en pratique leur bon sens. Mon rôle est de les convaincre qu’ils peuvent réussir au travers de l’entreprise, en associant ses compétences propres à celle des autres, pour la réussite d’un projet concret.

EPA est une vraie chance pour tous ces élèves !

 

Avez-vous une anecdote ou un souvenir particulièrement marquants ?

La mobilisation et l’engagement intelligent des enseignants. Leur savoir-faire éducatif, qui permet à la fois de canaliser les élèves en offrant une approche  pédagogique, est plein d’écoute, de tact et de sensibilité. L’enseignant idéal : celui qui aide ses élèves à conduire un projet sans le faire à leur place, qui leur fait confiance et développe leur autonomie.

Enfin, ce qui m’émeut le plus, c’est de constater l’épanouissement de certains élèves en manque de motivation générale, qui vont révéler leurs talents dans cette aventure. Les plus déçus par le système scolaire sont d’ailleurs souvent les plus étonnés de ce qu’ils peuvent mettre en place !

 

Comment réagissez-vous aux comportements stéréotypés, ou aux préjugés liés au projet de création d’entreprise ?

Je ne leur mens pas, évidemment, sur les réalités du monde économique, mais je leur apprends qu’il ne faut pas toujours un gros capital pour commencer, notamment pour les entreprises de services qui n’ont pas besoin d’investissements importants, et qu’il y a de la place et des possibilités pour les concepts et services innovants.

 

Ce que vous avez envie de dire…

C’est pour cela que je continue d’être parrain des mini-entreprises : j’aime gérer les questions et les visions naïves pour apporter des réponses adaptées, j’aime contribuer à cette croissance humaine, mettre un barrage aux préjugés, et donner aux élèves un vrai souvenir d’enfance à l’école, comme une journée qui saura peut-être marquer leurs parcours…

Remarquez comme parfois c’est au fil des expériences concrètes sur le terrain que les gens se révèlent ! C’est l’ambition de ce programme : faire naître ces compétences et talents, qui les aideront dans leur avenir. L’entreprise est la voie pour les gens qui n’ont pas encore trouvé leur voie, de la trouver.