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Bénédicte Brunellière, marraine...

BB

 
« Derrière l’aboutissement de chaque projet de mini-entreprise, il y a un vrai travail et souvent, beaucoup d’affect ! A travers le groupe, par la force du groupe, les élèves grandissent individuellement : c’est cela finalement la vraie réussite des mini-entreprises ! »

Bénédicte Brunellière Bazin, Marraine de mini-entreprises depuis 2013.

Assistante du PDG du groupe 3SI, Membre du réseau Connectelles.

 

Bénédicte Brunellière Bazin a commencé par devenir membre du jury au salon des Mini-entreprises. Séduite autant par les projets que par le programme, elle a tout naturellement souhaité s’investir en tant que marraine. De plus, cette démarche s’inscrivant dans les valeurs que le groupe 3SI a pour vocation de transmettre à ses collaborateurs, elle y a trouvé un intérêt à la fois personnel et éthique.

 

Comment vivez-vous l’accompagnement des élèves sur l’expérience des mini-entreprises ?

Avec l’expérience du jury, j’avais beaucoup apprécié d’être à l’écoute des projets, de découvrir les présentations des équipes, chacun à leur manière et avec leurs personnalités. J’ai eu la chance de faire partie de ce jury bienveillant et honnête, qui joue un grand rôle auprès des jeunes, toujours dans une démarche constructive. J’y ai découvert des élèves intéressants, étonnants, touchants, parfois drôles. Cela m’a donné envie de m’investir davantage à leurs côtés et de travailler à l’origine des projets, de les suivre de plus près. J’ai notamment pu mettre à leur portée mon expérience, pour les aider à se préparer à cette étape-clé.

 

Quels sont selon vous les points positifs que retirent les élèves de cette expérience ? Et vous ?

Du côté des élèves, c’est indéniablement le travail sur la confiance en eux. Chaque élève est unique et évolue à son rythme, mais tous évoluent : ils changent complètement par rapport au début ! Appropriation de leur projet, fierté, maîtrise et développement de leur image… En quelques mois, les élèves prennent de la maturité de manière assez fulgurante !

De mon côté, j’ai pu observer que l’enseignant, en sortant du cadre de sa propre discipline, découvre autrement certains de ses élèves et s’en émerveille. J’ai à cœur de les encourager et les accompagner eux aussi au fil des mois, car leur rôle pédagogique est primordial, et ils s’investissent beaucoup auprès de leurs élèves.

 

Avez-vous une anecdote ou un souvenir particulièrement marquants ?

Un jour, au tout début de l’année, on a demandé à un groupe de se mettre en scène, de se prendre en photo. Ils étaient gênés, mal à l’aise, se moquaient, refusaient parfois de participer.

Quelques mois plus tard, ils étaient transformés ! Capables de se mettre en scène avec leur produit, de prendre conscience et de travailler leur image de marque, ils étaient fiers de ce qu’ils avaient réussi à faire en matière de communication.

C’est un fait : tous les enfants n’ont pas été habitués à se mettre en avant et à se valoriser. C’est en étant portés par le groupe et le projet qu’ils se sont révélés.

C’est ça qui est beau ! 

Comment réagissez-vous aux comportements stéréotypés, ou aux préjugés liés au projet de création d’entreprise ?

Parfois, au début, certains groupes peuvent se montrer passifs, en attente, peu habitués à être pleinement acteur du programme scolaire. Jusqu’à ce que je leur fasse prendre conscience qu’ils en sont les acteurs et que rien ne se fera sans eux.

Le déclic se produit au moment où le projet est identifié et adopté, une fois qu’ils sont eux-mêmes persuadés que ça va marcher. Il faut leur donner les clés et allumer certains voyants : « c’est à vous de jouer » !

 Ce que vous avez envie de dire…

Pour être parrain / marraine, il faut avoir envie de vivre une expérience avec les élèves, délestés de nos propres aprioris. On est là pour partager, être à l’écoute et à leur service. Il ne fait pas non plus mettre la barre trop haut, mais susciter l’intérêt et laisser le champs libre à l’initiative et à la prise en main. L’important, c’est avant tout le plaisir qu’ils auront pris à vivre l’aventure de la mini-entreprise.

C’est vraiment une chance pour eux d’être portés par l’aventure de la mini-entreprise.